Plus de 48 % des ménages français possèdent au moins un animal de compagnie. Or, les chats, les chiens mais aussi les poissons, les oiseaux, les reptiles ou encore les rongeurs sont susceptibles de transmettre directement* à l’homme diverses infections bactériennes, virales et parasitaires. Souvent méconnues, ces zoonoses peuvent passer inaperçues mais aussi provoquer de graves complications dans certains cas. Leur évolution est le plus souvent favorable et les cas graves exceptionnels sauf chez les personnes immunodéprimées. Elles sont toutefois relativement rares.

 

DIX INFECTIONS PARMIS LES PLUS COURANTES

Infections bactériennes

− Salmonelloses et infections à Campylobacter > les plus courantes.
− Maladie des griffes du chat > 3,7 cas pour 100 000 habitants par an.
− Granulome des aquariums ou des piscines.
− Psittacose.

Infections parasitaires

− Toxoplasmose > transmission directe du chat à l’homme peu fréquente.
− Toxocarose (larva migrans viscérale).
− Larva migrans cutanée.
− Échinococcose.

Infections mycosique 

− Teignes (dermatophytoses) > multiplication des contaminations humaines en raison de l’augmentation du nombre d’animaux familiers dans les foyers et de la persistance d’élevages infectés.

Infections virale

− Chorioméningite lymphocytaire.

N.B. : La toxoplasmose et la chorioméningite lymphocytaire contractées par une femme enceinte présentent un risque pour le fœtus.

  DES ZOONOSES EMERGENTES

Le développement des pratiques d’adoption de nouveaux animaux de compagnie tels  que les serpents, les araignées ou les lézards favorise l’émergence de nouvelles zoonoses. Depuis 2009 et la survenue de cas surnuméraires d’infections humaines par le virus Cowpox, on sait, par exemple, que les rats domestiques peuvent transmettre ce virus à l’homme par contact cutané au même titre que les chats ou les rongeurs sauvages.