La sérologie est alors au premier plan pour rechercher les anticorps spécifiques anti-Borrelia. Elle repose sur un test de type ELISA pratiqué au moins un mois après l’infection. Avant, la sensibilité du test est en effet trop faible. En cas de résultat positif ou douteux, celui-ci est systématiquement suivi d’un test de confirmation par immuno-empreinte (Western-Blot ou immuno-blot).

La sérologie n’est en revanche pas recommandée dans les cas suivants :

− érythème migrant typique de la phase précoce ;
− piqûre de tique sans manifestation clinique ;
− dépistage systématique des personnes exposées ;
− contrôle sérologique des patients traités.

A noter : La sensibilité des trousses ELISA est très variable en fonction des compositions, certaines trousses ne dépistant qu’un seul type d’anticorps. Ainsi, en cas de forte suspicion clinique, il est parfois licite de réaliser un Western Blot ou une immuno-empreinte même en cas de sérologie ELISA négative. Le dialogue clinico-biologique prend ici tout son sens car le biologiste doit connaître la composition de ses trousses de sérologie et pouvoir en discuter avec les prescripteurs.

 

TRAITEMENT

Une fois le diagnostic confirmé, une antibiothérapie est préconisée afin d’éradiquer les bactéries présentes au niveau des piqûres. Elle associe β-lactamines, cyclines et macrolides et vise la résolution complète des symptômes ainsi que la prévention d’une progression vers la phase chronique de la maladie. La Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) a établi des recommandations thérapeutiques par type de manifestations (voir références ci-dessous).