La Sel LPA (Laboratoires de proximité associés) est un groupement de laboratoires qui comporte 10 sites, 95 salariés et 11 biologistes associés. Son siège social est à Saint-Vit près de Besançon (25). Outre de la biologie médicale classique, il effectue des analyses bactériologiques d’eau pour recherche de legionella. Son président explique l’intérêt qu’il trouve à voir LPA adhérer au réseau Labster.

Quelle a été la genèse de votre affiliation au réseau Labster ?

J’ai participé à la première réunion du réseau à Paris. C’est donc logiquement que j’ai ensuite été l’initiateur pour l’intégrer, il y a cinq ans, quand il a été lancé. Mais à l’époque, nous étions en pleine fusion et je n’ai pas voulu l’imposer à mes collègues au risque que cela pose problème. Je leur ai simplement transmis les informations et, finalement, la décision d’adhérer a été prise en AG il y a près de deux ans. Il n’y a pas eu de blocage. La seule chose qui a un peu posé problème, c’est la clause de préemption en cas de vente de parts du laboratoire. Mais la direction de Labster l’a bien compris et a instauré une mesure transitoire il y a deux ans qui vide de sa substance le droit de préemption. Si bien que tous nos biologistes ont adhéré, y compris ceux qui on rejoint notre société il y a seulement un an.

Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

D’abord, en matière d’information médicale, nous diffusons tous les mois Lab Info à nos prescripteurs généralistes ou spécialistes suivant les sujets traités. Les médecins sont satisfaits d’avoir des informations régulières car bien souvent, dans les laboratoires, ce genre de support est mis en place puis cela s’étiole. Là, le fait d’être regroupés en réseau assure une continuité. Par ailleurs, nous sommes en train de finaliser notre site Internet grâce à l’interface Labster afin de renforcer le lien avec notre patientèle via notre serveur de résultats.

Quels sont les autres avantages ?

Le groupement étant plus fort et clairement identifié aux yeux des investisseurs privés, nous avons pu mettre en place, pour des jeunes biologistes qui voudraient acquérir des parts mais qui n’en ont pas encore les moyens, un système de portage de parts qui va porter ses fruits. Si les banques ne les suivent pas à titre individuel, il existe au sein de Labster un mécanisme qui permet à des investisseurs privés, avec lequel le réseau a négocié, de rentrer au capital de la société à des conditions de rentabilité et de durée définies et limitées afin qu’ils ne puissent pas, à terme, en prendre le contrôle ni lui donner une vocation purement financière. Ils doivent en effet revendre leurs parts aux nouveaux associés qui, entre temps, ont acquis une surface financière accrue.

Et dans le domaine logistique ?

Le réseau Labster participe au développement de Logis-bio, une société de transport des échantillons, afin de gérer les flux entre les laboratoires périphériques et les plateaux techniques. Actuellement, ils sont essentiellement assurés par Biomnis et Cerba. Le but est de se réapproprier les flux routiers, de les optimiser et de nous réorganiser dans le cadre d’une société au sein de laquelle Labster serait fortement actionnaire. Il s’agit d’implanter des entités de Logis-bio au niveau régional et, dans un deuxième temps, des plateaux techniques régionaux labellisés Labster et plus spécialisés dans le traitement de certaines analyses actuellement rétrocédées à Biomnis et Cerba. Ces projets sont d’ailleurs déjà à l’étude pour notre région et nous intéressent beaucoup.